Affaire de la BCN: «Mon client n’a pas piqué dans la caisse»

Un ancien cadre de la Banque cantonale neuchâteloise est accusé d’avoir subtilisé une dizaine de millions de francs. En sa présence, son avocat a répondu à «Arcinfo», qui publie ce mardi un entretien exclusif.
28 juin 2022, 05:30
L'avocat du prévenu, Laurent Moreillon, avec les journalistes Servan Peca et Anabelle Bourquin.

C’est en 2011 que l’homme aujourd’hui prévenu, notamment, d’escroquerie et de blanchiment d’argent rejoint la BCN. Rapidement, cet ancien gérant noue des contacts directs avec un nombre restreint de clients. Pour répondre à leur souhait d’investir une partie de leurs avoirs dans le marché des changes, il leur propose d’utiliser un mécanisme bien connu dans les marchés financiers, mais jusqu’alors rarissime à la BCN: «l’effet de levier». En clair, le prévenu investit davantage que ce dont l’investisseur dispose. Avec pour conséquence de multiplier les gains. Ou les pertes.

 Aujourd’hui, la BCN reproche notamment à son ancien cadre d’avoir, entre 2013 et 2021, fait bénéficier ses clients de gains trop importants, au détriment de l’établissement, et d’avoir perçu des commissions à titre privé de la part de ses clients, une dizaine d’investisseurs privilégiés. A combien se montaient-elles? 

«Ce qui est important, c’est qu’il a perçu une partie des gains réalisés par ses clients à titre personnel et à l’insu de la banque. C’est elle qui, d’une manière ou d’une autre, aurait dû les toucher, sachant qu’elle était engagée dans ce type d’opérations», indique l’avocat du prévenu, Laurent Moreillon. Qui souligne que le contrat de son client ne précisait pas s’il était autorisé ou non à développer sa propre clientèle, comme il avait eu l’habitude de le faire durant son parcours professionnel.

La totalité de cet entretien exclusif est à retrouver sur le site d'«Arcinfo» et dans son édition imprimée du 28.06.2022.

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par Anabelle Bourquin,Servan Peca