Economie: la BCE déterminée dans sa lutte contre l’inflation

Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, a prévenu que tout sera mis en oeuvre pour lutter contre l’inflation. L’objectif ultime de la BCE est de ramener celle-ci à un niveau proche de 2%. Pour cela, l’institut se prépare à remonter ses taux d’intérêt pour la première fois depuis onze ans.
28 juin 2022, 12:23
La BCE ne veut pas être le seul acteur à agir dans la tempête, c'est pourquoi les gouvernements, responsables de la politique budgétaire "doivent jouer leur rôle dans la réduction des risques".

La Banque centrale européenne ira «aussi loin que nécessaire» pour lutter contre l’inflation «excessivement élevée» et qui devrait le rester «pendant un certain temps encore» en zone euro, a prévenu mardi sa présidente.

Christine Lagarde, qui s’exprimait en ouverture du forum annuel de l’institut au sud du Portugal, à Sintra, voit dans le choc d’inflation du moment «un grand défi pour notre politique monétaire», a-t-elle déclaré devant un parterre de banquiers centraux et d’économistes.

L’objectif ultime de la BCE est de ramener l’inflation à un niveau proche de 2%, alors que l’agrégat a culminé à plus de 8% en mai en zone euro et pourrait encore monter en juin, selon des chiffres attendus vendredi.

Taux d’intérêt en hausse

L’institut se prépare en juillet, face à l’inflation galopante, à remonter ses taux d’intérêt pour la première fois depuis onze ans, une fois qu’elle aura mis fin à ses rachats de dette sur le marché.

Cette perspective a fait resurgir le risque d’une crise de la dette en zone euro, avec des écarts croissants de taux d’intérêts demandés aux États du Nord et du Sud de l’Europe pour emprunter et financer leurs déficits.



La BCE ne veut pas être le seul acteur à agir dans la tempête, c’est pourquoi les gouvernements, responsables de la politique budgétaire "doivent jouer leur rôle dans la réduction des risques". Et ce, en fournissant un soutien ciblé et temporaire" à l’économie, tout en gardant en vue la "viabilité" de leurs finances publiques, a conclu Mme Lagarde.