Quinze candidats pour représenter les Français de Suisse à Paris

L’élection des onze députés des Français de l’étranger aura lieu au mois de juin à Paris. Le sortant Joachim Son-Forget tentera de conserver son siège.
29 mai 2022, 08:41
Le premier tour de scrutin pour l'élection des onze députés des Français de l'étranger aura lieu une semaine avant le vote dans l'Hexagone.

Quinze candidats brigueront le poste de député représentant les Français de Suisse lors des législatives de juin. Le sortant Joachim Son-Forget tentera de conserver son siège face à Marc Ferracci, un ami proche d’Emmanuel Macron.

Le premier tour de scrutin pour l’élection des onze députés des Français de l’étranger aura lieu une semaine avant le vote dans l’Hexagone. Le second tour aura lieu simultanément le 19 juin – ou le 18 dans certaines régions d’Outre-Mer, décalage horaire oblige.

Au total, environ 148’000 électeurs sont enregistrés dans la 6e circonscription des Français de l’étranger, qui recouvre la Suisse et le Liechtenstein. Ils peuvent voter par internet (du 27 mai au 1er juin), par correspondance ou dans l’un des bureaux de vote installés dans toute la Suisse.

Candidat «parachuté»

La majorité présidentielle a désigné Marc Ferracci. Cet économiste de 44 ans est un proche d’Emmanuel Macron, dont il a été le témoin de mariage. Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer le «parachutage» par le parti Renaissance d’un candidat qui ne réside pas sur le sol helvétique.

Dans un entretien publié à la mi-mai sur le site blick.ch, M. Ferracci assure s’être intéressé à la Suisse dès 2017, comme conseiller de la ministre du Travail Muriel Pénicaud, notamment dans le cadre de la réforme du code du travail ou celle de la formation professionnelle, avec le modèle helvétique de l’apprentissage.

«Il y a, dans ce domaine, un 'modèle suisse' qui fonctionne, avec à sa base une pratique de la négociation collective dont nous devrions davantage nous inspirer», assure celui qui estime avoir la capacité de frapper aux bonnes portes pour faire avancer les dossiers à Paris. Il pense en outre pouvoir être un «facilitateur» dans la question des relations entre la Suisse et l’UE.

par Keystone - ATS